La traversée de l’Atlantique (1)

Ola, Ola bonnes gens!

Je m’en vais aujourd’hui vous raconter notre long périple qui nous amena de Lyon, France, à Chilmark, Martha’s Vineyard, USA (oui, j’ai fini par avoir mon visa!!), pour une durée totale de… 22h de voyage.

Avant toute chose, poser le décor: La puce a commencé à tousser le vendredi précédent notre départ. Je la sentais moyen, donc direction pédiatre (antécédent de bronchiolite, départ imminent dans un pays où les soins médicaux sont, comment dire… joker?). Et là, c’est le drame: 4 jours de celestene. Pour ceux qui ne sauraient pas, le celestene est un corticoide. Un excitant, quoi, hein, bon. Donc en gros, 3 jours avant de partir, j’ai commencé à donné à ma fille l’équivalent, au choix, d’un bon café ou d’un rail de coke matin et soir. Sur un week end où mon Homme était en déplacement. Ben oui, sinon, c’est pas drôle. J’ai donc dormi environ 5h grappillées ça et là les deux nuits précédent notre départ.

Sachant qu’on devait se lever tôt (euphémisme), on avait prévu de coucher tout le monde tôt la veille. Mais pas avant d’avoir fêter les 3 ans du Poo en famille. Vous avez déjà essayé de coucher un enfant de 3 ans à qui on vient d’offrir plein de superbes et magnifiques cadeaux? Dont un tracteur playmobile???? La veille d’un voyage dont on lui parle depuis des semaines?? Ben nous, naïfs, on a essayé. On a échoué, hein, paniquez pas. On est des super-parents, on a les capes, les masques, les collants et tout et tout, mais pas à ce point là, non. Le Poo a du s’avouer vaincu vers 23h, la Puce vers minuit et demi. Je me suis effondrée. Quand…

3h30 – Une douce main me caresse le visage. Ca fait combien de temps que ça ne m’était pas arrivé? Je dois rêver. Je me rendors. La main insiste. Une voix, dans le lointain, m’incite à me bouger la fesse gauche parce qu’il faut y aller, là, Elo, hein. Pas un rêve, donc. 3h de sommeil, nickel. Si on se connait, vous devez savoir à quel point je rayonne avec moins de 8h de sommeil…

3h45 – Mon père, ce saint homme (3h45 DU MATIN, oui, oui, il est comme ca), arrive pour nous emmener à l’aéroport. On jette dans la voiture une Puce endormie et un Poo bien réveillé et on part.

4h30 – Aéroport endormi. On enregistre les bagages, on décide de garder la poussette dans laquelle un Poo toujours bien réveillé fait la conversation. L’Homme flanche, m’annonce qu’il se sent un peu flou et qu’il va aller s’assoir un moment. Bon. Bien. Alors… Je finis l’enregistrement, et je le rejoins, la Puce sur le ventre en Ergobaby, le Poo droit comme un I dans la poussette. Et là je vois se diriger vers moi l’ombre de mon Homme. C’est toujours lui, mais en un peu plus jaune, tu vois. Ou blanc. Je panique mais n’en laisse rien voir (je suis comme ça, moi), je l’invite à se rassoir tout en visualisant intérieurement le voyage à venir, que le Poo nous présente tous les matins depuis quelques semaines (la voiture avec papi – un petit avion – un gros avion – un bus – un ferry – la voiture de nana. Oui, vous avez bien lu. Non, nous ne sommes pas fous. Ou…?) Bref. L’Homme semble se remettre, nous passons la sécurité.

5h30 – On embarque. Le Poo n’a toujours pas fermé l’oeil. La Puce dort dans le porte bébé. L’Homme est plus frais. Allez, on y croit.

6h10 – décollage. Le Poo entre nous, ses mains dans les nôtres, l’oeil au hublot, ça va le faire.

Entre le petit déjeuner et la découverte de l’avion, le vol se passe plutôt bien. La Puce dort.

7h30 – Atterrissage. On récupère la poussette (ça, c’est vraiment très très cool, quand même. Tu laisses ta poussette aux portes de l’avion, ils te la rendent à l’arrivée) et on cherche le vol suivant.

8h – Douane. Je ne sais pas pourquoi, mais l’Homme et moi, on se retrouve chacun dans sa file, lui avec le Poo, moi avec la Puce. J’arrive devant le douanier  avec dans les mains tous nos passeports (ben oui, tous. L’Homme et les enfants ont chacun 2 passeports, ce qui nous fait donc 7 passeports en tout), et je sens qu’il me regarde bizarre. Je me mets à chercher dans le tas mon passeport et celui de la Puce, le français. Je les lui tends et il me demande si elle a son ESTA, je lui tends alors son passeport américain. Je sens la perplexité s’installer. J’explique que mon mari est américain et que ce sont ses passeports dans ma main. Et le douanier de chercher ce mari des yeux, complètement perdu. Bref, ils ont fini par me laisser passer.

8h30 – sécurité américaine. L’Homme se sent de nouveau mal. Je me présente donc devant le Gentil Américain de la Sécurité avec un Poo dans la poussette, une Puce sur le ventre, un sac à dos dans le dos, une valise à roulettes et… un Homme assis sur le chariot à bagages. Je ne le poussais pas, hein, faut pas exagérer non plus, mais il n’était vraiment pas bien. Questions d’usage, on passe.

8h40 – L’Homme s’effondre sur une chaise, je laisse la Puce endormie dans la poussette avec lui et on va se balader avec le Poo. On a passé une bonne demi heure cachés derriere des escaliers devant une fenêtre, moi somnolant et lui regardant les yeux brillants les avions aller et venir. J’avoue que ce fut l’un des meilleurs moments de ce voyage. La lumière dans ses yeux, c’était juste magique.

9h30 – On croise l’Homme. Il m’annonce qu’il se sent vraiment mal et qu’il va essayer de voir un médecin. A l’aéroport d’Amsterdam. 20mns avant d’embarquer. On prend une grande inspiration…. et on se détend… Voilaaaaa… La Puce dort toujours dans sa poussette, c’est toujours ça de pris. On fait quelques aller-retours avec le Poo sur les tapis roulants (meilleure invention du siècle pour occuper les enfants petits, à mon avis!) et on voit revenir l’Homme! qui a réalisé que le médecin était trop loin et que ça n’allait pas le faire.

10h – On embarque. Je vous laisse imaginer la tête du gentil monsieur assis sur le quatrième siège quand il nous a vu arriver…

TO BE CONTINUED…

 

4 réflexions au sujet de « La traversée de l’Atlantique (1) »

  1. Mmmmmm tu allèches le chaland!!
    Je sens que tu dois faire partie de ces parents que es autres personnes de l’avion aimerait jeter car leur môme crie pendant le vol (bon si oui, bienvenue au club).
    J’espère au moins que une fois arrivés vous avez pu vous reposer.

    1. Alors, non, comme on a passé 7h debout, ils n’ont pas pleuré tant que ça 🙂 Et non, on n’a pas vraiment pu se reposer…

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