Paris (avec un bébé)

Chers gens de l’Internet,

Nous sommes allés la semaine dernière, l’Homme, la Puce et Moi, à la capitale. Nous avions deux rendez-vous, sur deux jours différents, à l’ambassade américaine: L’un pour que la Puce devienne américaine, l’autre pour que sa mère  (moi, donc, pour les deux du fond qui n’ont pas suivi…) obtienne un visa touriste parce qu’on lui avait refusé l’ESTA (long story short, quand vous quittez définitivement les Etats-Unis alors que vous avez une carte verte, il vous faut la rendre officiellement, même si elle va expirer sous peu, sinon, on vous retrouve des années plus tard, on vous traite d’illégale et on menace de vous extrader. Ou alors c’est juste moi et j’ai pas de bol…)

Nous voilà donc partis tous les trois en Ouigo (nous sommes lyonnais). LA grande question de ce petit matin dans la nuit: Poussette ou pas poussette? On avait fait le même voyage avec le Pou et sa poussette quand il avait 7 mois et j’avais des souvenirs assez pourris du métro parisiens, des escaliers et du portage de poussette, on a donc opté contre, la Puce en écharpe, deux petits sacs à dos et hop, dans le bus!

L’aller en train au petit matin s’est super bien passé. On a eu la chance de trouver un Ouigo qui partait de Perrache, et ça, c’était top. L’arrivée à Roissy fut un peu moins Finger in ze nose, il y avait un problème sur le RER, il nous a donc fallu marcher bien vite dans les couloirs et ESCALIERS (#vive l’écharpe) pour choper le p’tit train qui nous permettait de changer de terminal et prendre le RER. En rajoutant un métro, on est arrivé PILE POIL à l’heure à l’ambassade pour mon rendez-vous. J’ai alors pu stressé tout à loisir dans la jolie file d’attente me menant au gentil américain chargé de me questionner sur le pourquoi du comment je m’étais retrouvée là. Je vous la fait courte, j’attends mon passeport pour confirmation, mais je crois que c’est bon.

On est alors reparti à l’aventure, on a trouvé de quoi manger, et puis on a attéri dans un café très à l’américaine (tu sens le fil rouge, là, tu le sens?), rempli de gens qui avait l’air d’écrire des blogs intéressants derrière leurs MacBooks en buvant des macchiatos.

L’Homme a ensuite réussi l’exploit de nous emmener au musée d’Orsay et j’ai insisté pour aller voir l’expo « Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky« . Si vous avez l’occasion, allez-y. Nous, en tout cas, les premières salles nous ont vraiment fait voyager!

En sortant du musée, on a réussi à se trainer jusque chez ma cousine qui nous hébergeait. La Puce a… comment dire… relaché la pression de cette magnifique journée et on n’a pas beaucoup dormi. vous savez, ce genre de nuit rythmée par les:

– Je crois qu’elle a faim.

– Mais non, elle a mal, là, tu vois bien!

– Elle a sommeil. Ou alors elle a froid?

– Je crois qu’elle a trop mangé. Elle a trop mangé, là, non?

Bref, ça s’est fini au doliprane, qui n’a, je pense, pas vraiment aidé. On n’a rien dormi et ma cousine, je le crains, ne voudra jamais d’enfants…

Le lendemain, nous sommes partis presque à l’heure, nous avons marché très vite et nous sommes arrivés PILE POIL à l’ambassade. Ce coup-ci, j’ai eu le droit de m’assoir, j’étais dans le coin réservé aux CITOYENS AMERICAINS. Je vous la fait courte bis, on attend son passeport mais la Puce est américaine.

S’est ensuivie une petite ballade vers la concorde, un burger tout à fait correct en excellent compagnie dans un lieu dont je ne me souviens plus le nom, une autre petite ballade, une session shopping absolument mytique chez Célio et un thé bu au dernier étage des Galeries Lafayette boulevard Haussman, genre je me sens parisienne.

On a fini par prendre notre RER direction Disneyland, non sans avoir dû laisser passer quelques trains bondés suite à un arrêt du service et on a pris notre Ouigo. La Puce a été mal tout le trajet du retour, que nous avons donc passé à tour de rôle dans le sas devant les toilettes, les hurlements de ma doudou rythmés par le bruit du train et les commentaires des p’tites vieilles qui passaient. « Elle a faim, non? Oh, ben oui, elle doit être fatiguée, la pauvre petite! Moi, je lui grenouillerai la tête comme ça, ça a toujours marché avec les miens… » Grrrrrrrr.

Paris m’a laissé une impression de trop grand, trop vite, trop. Moi et ma maternité, on n’était pas vraiment prête pour cette sortie dans le grand monde. Je me suis sentie Mère au Foyer en voyant tout ces gens de noir vêtu courir de ci de là. Pendant un instant, il m’a tardé de retourner travailler, de ressentir cette urgence, de me sentir pressée, attendue, nécessaire. Et puis je me suis souvenue que souvent, lorsque je travaillais, je me demandais pourquoi je courrais, quelle était l’urgence justement, et tout ça m’a paru vain. Le sentiment n’était pas très agréable et j’ai été heureuse de me retrouver chez moi, en haut sur ma colline, un peu à l’abri de ce monde qui va parfois trop vite, trop loin, trop.

Merci à l’Homme pour ses photos!

3 réflexions au sujet de « Paris (avec un bébé) »

  1. Finalement elle avait faim ou c’était autre chose genre, une maladie ou le stress… pas déjà, à son âge ?!

    1. Je pense que c’était un mélange de douleurs intestinales et de stress de ne pas être chez elle + la journée éprouvante 🙂 Mais on ne saura jamais, hein!

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