Le bilinguisme chez nous

Bonjour, bonjour!

En cette belle journée, je voudrais aborder le sujet du bilinguisme. Je voulais commencer soft, léger, mais je crois que ça va se finir en pavé, cette histoire.

Mais commençons par le commencement…

Mon Homme est franco-américain, né en France de mère américaine qui lui a toujours parlé anglais. Il a émigré aux Etats-Unis vers 20 ans et a vécu 12 ans à New-York avant de rentrer en France. Il est donc parfaitement bilingue.

De mon côté, j’ai vécu en tout six ans aux Etats-Unis, je me considère bilingue, même si je cherche encore mes mots dans des conversations plus intellectuelles, qui sortent du quotidien.

Fin de l’historique familial, venons-en au fait.

Le Poo est né et après de nombreuses lectures et reflexions, nous avons décidé que l’Homme lui parlerait anglais et moi français. Comme ce n’est pas toujours évident pour l’Homme, de parler français avec tout le monde puis de passer à l’anglais avec son fils, nous essayons au maximum de parler anglais entre nous (et puis, ça me fait pas de mal, hein…).

Le Poo aura 3 ans début juin, il s’exprime très bien en français (pour son âge, hein!) et comprend parfaitement son papa. Il lui répond majoritairement en français, même si certains mots anglais se glissent ici et là. Je pense que si nous allions passer quelques semaines en milieu anglophone, il se mettrait à parler anglais assez rapidement.

(Petite parenthèse ici pour partager avec vous une info qui m’avait surprise lors de nos recherches sur le bilinguisme: Afin que la deuxième langue ne soit pas connotée négativement dans la tête de l’enfant – genre j’ai un peu honte, il n’y a que mon papa qui parle comme ça, je ne veux pas –  il est important qu’il l’entende parler par d’autres. Jusqu’ici, rien de révolutionnaire et avec l’anglais, on a beaucoup de chance. Mais je me suis rendue compte que mes parents par exemple, qui parlent un anglais scolaire, ne s’autorisaient pas à lire des livres anglophones au Poo de peur de lui transmettre un mauvais accent. Je les ai incité à le faire quand même, leur expliquant que pour mon fils, de voir ses grand-parents faire une effort dans la langue de son papa renforçait la légitimité de cette deuxième langue. Résultat, aujourd’hui, il leur demande des livres en anglais et il corrige leur prononciation. Pas de risque donc que ce soient eux qui influencent son accent!)

Ceci étant dit, je voulais faire un petit récapitulatif ici des outils qui nous ont aidé dans cette démarche, sachant que je ne liste ici que ce qui m’a marqué, donc qui a été lu et relu, écouté et réécouté…

Livres:

  • « The wheels on the bus ». L’un des premiers « vrais » livres lus avec le Poo. Grand succès. Peut fonctionner avec des non anglophones.
  • « Five little monkeys jumping on the bed » – Eileen Christelow. Il existe une comptine du même titre. Peut fonctionner avec des non anglophones.
  • « Cars and trucks and things that go » – Richard Scarry. On a commencé à le lire avec lui quand il avait un an je pense. Enorme succès. Il y a plusieurs niveau de lecture et il le lit encore aujourd’hui avec plaisir (il aura 3 ans début juin). Peut fonctionner avec des non anglophones.
  • « From head to toe » – Eric Carle Peut fonctionner avec des non anglophones.
  • « We’re going on a bear hunt » – Michael Rosen. Grand classique, grand succès. Ne ratez pas la lecture par l’auteur sur you tube.
  • « First 100 machines » aux éditions Bright Baby – Le Poo est fan de camions et autres engins de construction. Selon l’intérêt de votre enfant, vous trouverez forcément un « First 100… » dans cette édition! Peut fonctionner avec des non anglophones.

  • « Good night gorilla » – Peggy Rathmann – Livre sans texte mais pas mal d’implicite, à partir de 2 ans 1/2, 3 ans.
  • « Owl babies » de Martin Waddell
  • « Stand back », said the elephant, « I’m going to sneeze! » – Patricia Thomas. Excellent! Un peu tôt pour le Poo, je dirais 3 ans et plus.
  • « The color monster » – Ana Llenas. Excellent livre pop up autour des émotions. Je suis d’ailleurs tombé sur cet article présentant la version française, si ce thème vous intéresse.
  • Les contes classiques – The little red hen, Goldilocks, The three little pigs…

  • L’homme a acheté sur l’Internet une série de « vieux » magazines pour enfant: Babybug (6 mois-3 ans). C’est très poétique, avec une petite histoire au début, à la Popi. Le Poo aime beaucoup. Le magazine devient Ladybug pour les plus de 3ans.

Livres CD:

  • La série des « Brown bear » lus par Gwyneth Paltrow. On trouve assez facilement le 1er en librairie « Brown bear, brown bear, what do you see? ». Grand succès à la maison. A partir de 18 mois.
  • « Duck on a bike ». 2 ans 1/2, pour anglophone. Grand succès aussi.

Chansons:

  • The ants go marching
  • The wheels on the bus
  • The grand old Duke of York
  • Old MacDonald had a farm

Autres ressources:

  • L’homme a trouvé un groupe anglophone sur Lyon: English Speaking Families Group. Un « rassemblement » a lieu tous les 15 jours pendant 2h , uniquement organisé par les parents. On chante, on lit des histoires. C’est une très bonne motivation pour nous.
  • La famille américaine bien sûr, et face time!

Voilà pour chez nous! Et chez vous, ça se passe comment? N’hésitez pas à partager vos ressources, je suis preneuse!

Elodie

(Petit parenthèse finale sur le bilinguisme. La définition de wikipédia est la suivante: capacité du locuteur d’alterner entre deux langues selon des besoins de contexte sociologique où deux langues sont couramment utilisées sur un même territoire. Il s’avère que tout bilingue a une langue forte selon le lieu où il se trouve et la langue qui y est parlée. Mon Homme, par exemple, est francophone en France, il doit faire un effort conscient pour passer à l’anglais. A l’inverse, il est anglophone aux Etats-Unis, il devra là aussi faire un effort conscient pour passer au français. En gros, je pensais qu’un bilingue pouvait naviguer à sa guise entre deux langues, je découvre qu’il faut quand même faire un effort conscient pour passer d’une langue à l’autre, dans le cas où l’on est celui qui amorce la conversation ( ce sera plus facile si l’on est seulement le « répondant »).

Il ne faut pas non plus confondre le bilinguisme et le biculturalisme, qui est la maîtrise de deux cultures différentes. Je me considère par exemple quasiment bilingue, mais je ne maitrise pas totalement, et de loin, la culture américaine. Fin de la parenthèse…)

 

 

 

2 réflexions au sujet de « Le bilinguisme chez nous »

  1. A cette allure là, je devrais réussir à suivre !! J’ai tout lu ! Intéressant ! Et avec J., Poo il parle en anglais ou en français ?

    1. Ah ah! Bonne question! Et bien il lui parle comme à tout le monde: en français, avec quelques mots anglais ici et là. Par exemple, là, il vient de nous annoncer fièrement: « Moi, je vais à la swimming pool. Il est où mon bathing suit? » (il ne va à la piscine qu’avec son père…) Je me dis que peut être, plus grands, l’anglais sera leur langage secret (I have a dream…)

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