J’aime #4

On commence en musique, avec un morceau entendu surement à la radio, et que j’écoute en boucle en ce moment: « Miami » de Baster Dury. J’aime le rythme, la voix.

J’aime le bilinguisme de mon Poo. L’autre jour, à table, il me demande en français de lui donner de mon dessert chocolaté. Il venait de finir le sien, et en bonne gourmande égoïste que je suis, je lui réponds « non » (Pour ceux qui suivent, vous noterez le côté très « Faber et Mazlish » de ma réponse, hein!). Et là, le Poo, pas fou, me regarde avec un petit air coquin malin et me dit: « We share? » (on partage?). Comment voulez-vous résister à ça…

J’aime la vue depuis mon bureau: Ces arbres qui changent de couleur et qui me donnent l’impression d’être un peu moins en ville.

J’aime les traces de lumière laissées par nos grandes fenêtres sur ce sol que je n’aime pas trop. Mais quand le soleil brille, même lui, il devient beau.

Pour finir, j’aime ce bouquet qu’on nous a offert il y a deux semaines, que j’ai négligemment jeté dans le premier récipient qui m’est tombé sous la main (un quoi? Un vase?), après avoir consciencieusement coupé toutes les tiges en biais. Ca ne ressemblait à rien, on s’en doute. Mon Homme est passé derrière moi, à tout recoupé, réarrangé. De vase, toujours pas, mais le résultat est là, non?

La photo en en-tête a été prise à Sedona, Arizona, il y a quelques années. 

 

J’aime #3

Alors déjà, en toute honnêteté, full disclosure, tout ça, tout ça, j’aime BEAUCOUP très fort avoir 1h30 à moi le matin quand le Poo est à l’école et que la Puce dort. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup (oui, maintenant, vous l’avez dans la tête, ne me remerciez pas). J’avais bien pensé que ce temps « offert » par l’école allait me permettre de faire deux/trois trucs, mais je n’avais pas envisagé que cet espace matinal ouvrirait tant de portes. C’est difficile à expliquer, mais je me sens revivre, un peu, quand même.

J’aime l’odeur de mes enfants au réveil de la sieste. Je glisse mon nez dans leur cou et je m’enivre. Ca ne dure pas longtemps, hein, mais les rares fois où le réveil est bancal et où le câlin s’éternise, je fais le plein.

J’aime les feuilles qui commencent à crisser sous les pas, l’air qui se rafraichit, les couleurs qui changent imperceptiblement. Et les premières courges! D’où la photo d’en-tête, prise il y a quelques années upstate New-York. Je triche un peu, donc.

J’aime découvrir, en transférant les photos de mon appareil sur mon ordinateur, des merveilles prises par l’Homme, à mon insu. Vous savez, LA belle photo, celle qui a tout. Bon, souvent, en plus, ce sont mes enfants, ce qui ne gâche rien…

Celle-ci n’a pas été prise à mon insu, et ce ne sont pas mes enfants, certes, mais je voulais vous en mettre plein les yeux, alors…

J’aime l’autonomie dont la Puce commence à faire preuve. Elle rampe maintenant, et il me suffit de l’installer au milieu des jeux de son frère (oui, sinon, c’est pas drôle) et elle peut y passer un temps fou. Et puis de temps en temps, elle lève la tête, me cherche du regard, me trouve et se marre. Du bonheur en barre.

J’aime #2

Bonjour et beau matin ensoleillé!

Je suis à la campagne depuis le début de la semaine et juste ça, déjà, j’aime! Que mon Poo puisse, au saut du lit, en pyjama, aller gambader dans l’herbe et patouiller dans la terre (avec son grand-père qui plus est, pendant que je… DORS, oui, oui, vous avez bien lu!), c’est juste le bonheur. Bien évidemment, le fait qu’il fasse depuis hier un temps qui ferait pâlir le mois de mai d’envie n’y est pas pour rien, mais quand même. Juste la campagne, même sous la pluie, c’est déjà bon.

J’aime nos balades bi-quotidiennes, sur les chemins, dans les champs, et encore plus dans la forêt. J’adore être en forêt. Ce sentiment de protection que me procure les arbres est précieux. Et puis je crois que la forêt donne un petit côté aventureux à n’importe quelle sortie, qui n’est pas pour déplaire à la petite fille en moi!

J’aime les couleurs du moment. Le jaune du colza qui s’imprime dans la rétine comme un deuxième soleil et tout ce vert autour de moi.

J’aime voir ma puce grandir, se dénouer sous mes yeux. Ma chenille qui devient papillon. Elle se tend, s’étend, attrape, nous suit des yeux… Et ce sourire! Elle a une façon de plisser les yeux et de remonter les épaules en même temps qu’elle m’adresse un sourire éclatant qui me donne l’impression qu’elle vient de me  raconter une bonne blague et qu’on partage un moment de complicité incroyable.

J’aime les boums du matin avec mon Poo, la musique presque trop fort, les grands yeux de la Puce qui nous regarde, très concentrée, nous déhancher sur des rocks endiablés. Mon fils m’a demandé la dernière fois de « chanter la chanson de la clock » (« Rock around the clock » de Bill Haley and his comets), j’adore. Bon, c’est moins funky quand c’est lui qui choisit la musique et qu’on fait la ronde à deux sur « Le pont d’Avignon », mais l’idée est là…

Je vous laisse en musique justement, avec ce morceau que j’aime particulièrement: Jolene – de Mindy Smith (Reprise de Dolly Parton)

 

 

J’aime #1

Bonjour, bonjour!

Un article un peu moins recherché aujourd’hui, un petit « j’aime » à la mode de Caroline.

  • J’aime ce soleil de printemps, l’odeur de l’air qui change, cette annonce des beaux jours, cette promesse de pique-niques et d’apéros sous les arbres, ces fleurs, partout, ces couleurs.
  • J’aime les petites joues dodues de la puce, juste à portée de bisous. Elle dort dans l’écharpe collée contre moi, je colle ma joue contre la sienne. Elle ronfle. Bonheur.

  • J’ai aimé Alabama Monroe. Genre vraiment aimé. Le genre de film qui reste avec moi dans les jours qui suivent, j’y repense longtemps après l’avoir vu. Les images sont belles, la musique est omniprésente et accompagne si bien les personnages. Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un film qui m’ait autant touché. Bon, certes, me direz-vous, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film tout court, mais quand même. Le thème n’est pas léger, mais il est abordé avec pudeur, retenu. On suit en parallèle les débuts passionnels d’un couple, Elise et Didier, et la maladie de leur petite fille. Un beau film, mais ayez la boîte de mouchoirs pas trop loin.
  • J’aime cette BD. Je ne suis d’habitude pas fan des BD sans texte, celle-ci est un cadeau et je la trouve magnifique. Les illustrations m’ont transportées, les personnages sont extrêmement attachants et l’histoire est originale. Je ne vous en dit pas plus parce que je l’ai découverte au fur et à mesure de la lecture et que ça fait partie du plaisir!

  • J’aime les monologues du Poo. Il est à cet âge où les enfants commencent à parler à leurs poupées et lui a de grandes conversations avec ses peluches. Il prend sa petite voix toute douce, rapproche son doudou de son visage et c’est parti: »Oh, mon chéri, tu t’es fait mal? Tu as mal à la bouche? Attends, je vais regarder. Ah oui, je te fais un bisous. Voilà, ça va mieux. » Et ça peut durer et durer, c’est trop chou, je me régale.

Sur ce, bon lundi!